Avec Instant Previews Google fait chuter les taux de rebonds, mais pas que…

Depuis le 9 novembre, avec sa nouvelle fonctionnalité Instant Previews, Google propose la prévisualisation des pages cibles au sein même de ses propres pages de résultat !
Google_Instant-Previews

En cliquant sur la loupe, à droite du Titre de la page cible, Instant Previews affiche une copie d’écran du site, qui vient enrichir les informations proposées par le moteur de recherche (titre, résumé, url…).

Un confort supplémentaire qui devrait en toute logique faire chuter terriblement les taux de rebonds issus du search puisque les internautes pourront voir la page avant de choisir, ou non, de cliquer. C’est en tout cas l’objectif visé par Google, dixit Raj Krishnan, Google Product Manager.

Mais les incidences ne s’arrêtent pas là, loin s’en faut.

L’expérience utilisateur sur Google sera encore largement améliorée, puisque l’internaute peut ainsi optimiser sa recherche et trouver LA réponse pertinente sans quitter le moteur. La fonctionnalité Instant Result, mise en ligne le 8 septembre dernier, contribuait déjà à augmenter sensiblement la part d’audience du leader de la recherche online en réduisant les allers/retours entre les fausses pistes et les pages de résultats.

Autre effet (beaucoup) plus impactant  pour les éditeurs, cet « aperçu instantané » va réduire l’audience de leur site dans des proportions non négligeables. Prenons l’exemple d’un site MyBeautifullSite.com, doté d’un SEO performant et dont 80% de l’audience est issue du search (elle-même pourvue à 90% par Google) ; considérons enfin qu’il enregistre aujourd’hui un taux de rebond de l’ordre de 25%. Lorsque la majorité des internautes se sera approprié cette nouvelle fonctionnalité Instant Previews c’est à minima 18% de l’audience de MyBeautifullSite.com qui sera remise en question, voire qui disparaîtra purement et simplement !

Les éditeurs qui commercialisent leur audience à l’impression ou, pire encore, au nombre de visiteurs vont en être pour leurs frais. Quand aux sites conçus et optimisés exclusivement pour générer des Adsenses (les MFA, Made For Adsense)… ils ont quelques soucis à se faire o). N’est-ce pas Benoit ;)

Si ce « rééquilibrage » réjouira les éditeurs de « vrais » sites, il est encore une autre incidence qui ne devrait pas les amuser longtemps.

En effet dans certains cas la seule prévisualisation permet de trouver l’information recherchée sans même avoir besoin d’aller sur le site ! Google a trouvé là un moyen supplémentaire de s’approprier encore un peu plus de contenu.

En conclusion, Google reste bel et bien le Grand Ordonnateur du trafic. Vous remarquerez en testant Instant Previews que les liens sponsorisés, eux, ne bénéficient pas de cette fonctionnalité : pas le choix, il faut cliquer ! Ben faudrait pas déconner quand même ;)

Allez… Bon surf et plus de rebond hein ?!

Facebook Place débarque en France : mais diable, que va devenir Foursquare ?

Facebook Place n’est actif en France que depuis hier mais déjà tout le monde de s’interroger sur le devenir de Foursquare ?

L’actuel leader du Check-In conserve pourtant une belle avance avec son système de grades, le push géolocalisé et ciblé d’offres spéciales, coupons de réduction, promos, happy hours… et son joli portefeuille d’annonceurs partenaires.

Il est clair que Facebook de son côté ne mettra pas longtemps à déployer une mécanique similaire. Mais 4square pourra alors compter sur les $$$ d’un Yahoo, ou d’un autre géant en mal d’espaces publicitaires, pour financer la guerre des LBSN – Location-Based Social Networks.

Mais en dernier recours Foursquare dispose d’une arme suprême !

Une divine providence pour laquelle Marc Zuckerberg lui-même aurait vendu le reste de son âme au diable. Des chapelles imprenables, que dis-je des chapelles : de véritables églises ! Un réseau worlwide d’évangélistes in-real-life, brick & mortar… Ladies & Gentlemen, let me introduce you the miracle stories of… The Foursquare Church !

The Foursquare Church

Check-in brothers… CHECK-IN …God provides !

La messe est dite ;)

Le digital bouscule toujours plus fort les habitudes de consommation

Alors que les ventes via les supports digitaux ont franchi un nouveau cap en France avec plus de 25 millions de digital-acheteurs et un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros en 2009, la distribution traditionnelle veut rattraper son retard dans le e-commerce.

8 internautes sur 10 préparent leurs achats sur Internet

La Fevad et Médiamétrie//NetRatings publient les résultats du 6ème baromètre annuel des comportements d’achats multicanaux des diginautes :

Le poids d’Internet s’accroît dans la préparation des achats. Plus de 8 internautes sur 10 (81% contre 78% en 2009) déclarent avoir consulté un site internet avant d’acheter un produit aussi bien sur Internet qu’en magasin ou sur catalogue au cours des 6 derniers mois.

Pour préparer leurs achats, ces internautes plébiscitent les sites de e-commerce : 2 internautes sur 3 s’y rendent pour consulter les fiches produits du site et 63% pour connaître les avis des autres consommateurs. Viennent ensuite parmi les autres sites consultés avant l’achat, les portails et moteurs de recherche (55%) à égalité avec les comparateurs de prix.

Pour Marc Lolivier Délégué Général de la Fevad, « Internet est bien plus qu’un simple canal de vente. Il intervient de plus en plus dans notre consommation. Le fait que les internautes privilégient les sites marchands pour préparer leurs achats en magasin illustre bien la complémentarité entre commerce et e-commerce. Beaucoup d’enseignes l’ont compris et développent aujourd’hui des sites marchands qui viennent prolonger leur offre magasin, répondant ainsi aux nouvelles attentes de leur clientèle. »

Naissance à Lyon du e-tailing Club

La grande distribution traditionnelle semble enfin prendre la juste mesure du bouleversement, engendré par le digital, dans le cycle de décision et dans le processus d’achat des consommacteurs. Ses décideurs viennent de créer à Lyon le e.tailing Club, avec pour objectif de mettre en commun les expériences pour tenter de rattraper un retard grandissant.

« Il ne faut pas se leurrer. Nous ne sommes qu’au début d’une révolution. On n’a encore rien vu. D’après le cabinet Forrester, aux USA, 50 % du commerce de détail passera par Internet d’ici 15 à 20 ans. Nous sommes sur le même chemin en France ». Pour Olivier Bourgeois, président du tout nouveau E.tailing Club, la distribution traditionnelle a intérêt a vite réagir si elle ne veut pas se faire tailler des croupières.

L’E.tailing Club ? Il s’agit de la contraction de E.commerce et de Retailing. L’E.tailing est l’activité de e.commerce de la distribution traditionnelle. Une révolution profonde qui amène à tout repenser : les prix, la logistique, le fait d’aller vers le client où lieu d’attendre leur venue dans les grandes surfaces.

L’association accueille les distributeurs (déjà adhérents : Carrefour Market, Intermarché, Toupargel, La boîte à outils…) les institutionnels ainsi que les prestataires apportant des services ou des solutions techniques ou matérielles. Petit détail : les pure players (les acteurs 100 % Internet) ne sont pas admis !

Comme dirait Olivier Marx – Altics.fr – « en 2010 tout reste à inventer et la Famille Mulliez de l’ère digitale (eAFM) n’existe pas encore ! »

Quid des nouveaux devices, comme l’iPad ?

E-consultancy s’est déjà penché sur la question : les e-marchands prévoient-ils de développer des applications (Apps) ou des versions spéciales de leurs sites web pour l’iPad ? ou bien pensent-ils que les sites web existants feront l’affaire ?

Le débat est ouvert.

Et bien que le nombre d’iPad en service soit encore très faible aujourd’hui, vs les parcs de PC et de smartphones, la tablette d’Apple représente déjà « l’une des plus forte croissance jamais observée parmi les nouveaux supports de consommation » (cf. illustration ci-dessous et l’article ici). Et le taux d’engagement de ses utilisateurs est tout aussi impressionnant, avec plus d’1 million d’applications et 250 000 ibooks téléchargés en moins d’un mois.

Nouveaux médias + nouveaux usages = nouvelle stratégie digitale ?

Il est certain que la réflexion doit être menée sans délais pour ne pas rater l’âge d’or du digital business.

meeker-ipad

Chief Community Officer : le directeur marketing de demain… d’aujourd’hui ?

Un grand merci à Manuel Diaz pour ses propos chargés de sens (et du bon), recueillis par ReadWriteWeb. C’est un plaisir de découvrir son point de vue sur le rôle du marketing digital dans la performance des marques, je le rejoins sur de nombreuses positions.

Une fois mis en si bel appétit, j’aurais aimé qu’il exprime sa vision sur le périmètre du marketing digital : accepte-t-il encore une dichotomie des responsabilités entre marketing produit et marketing client, entre amont et aval ?

Comme le rappelle Manuel Diaz dans son interview, le web à d’abord engendré la communication multimédia, pour passer rapidement à la communication online et au webmarketing… Aujourd’hui, la convergence opérationnelle des médias (web, tv, mobile), nous propulse dans l’aire du marketing digital, multi-canal. Mais la révolution portée par les Technologies Internet ne peut pas s’arrêter brusquement aux portes de l’entreprise après avoir parcouru, aller/retour, les médias de masse. Grand dieu non !

Ici encore je partage totalement l’analyse de Manuel Diaz dans l’executive summary du livre blanc publié par le Groupe Reflect, sur ce qu’ils nomment « Attention marketing« .

En explorant les liens proposés dans l’article de ReadWriteWeb, et en recoupant avec mes lectures préférées, j’ai retrouvé une définition livrée par l’éclairé Bertrand Duperrin : « Le Community Manager … (est) une cellule avancée de la R&D, de la communication et du business dévelopment pleinement intégré dans le business model de l’entreprise et qui impacte autant l’amont que l’aval de la chaine de valeur. C’est quelqu’un qui a une vision globale et transverse du business« .

Mais mieux encore, cet autre nouveau poste : Chief Community Officer, dont la définition est ici donnée par Chuck Brymer – DDB, me semble plus en cohérence avec la position décrite par Bertrand, et son rôle transversal. Le Community Manager ayant une fonction très opérationnelle sa vision est, de fait, moins globale.

Le web, customer centric, n’a pas fini de bouleverser la relation marque/consommateur, et avec elle c’est toute une profession qui est en cours de mutation. Je suis impatient de voir émerger une vision aboutie de cette transformation, aboutie jusque dans ses implications organisationnelles au sein l’entreprise et dans les relations agence/annonceur.

Pour cela je ne pourrai malheureusement pas compter sur mon mentor d’antan (!), puisque celui-ci à définitivement retourné sa lorgnette sur son nombril ;)

Alors Monsieur Diaz… une place est libre ;)

Marketing Digital : un nouveau jour sur la relation marque/consommateur. Qui portera la vision ?

"Digital performances" : un nouveau jour sur la relation marque/consommateur. Qui portera la vision ?